Romain Hardy: "J’espère connaître à nouveau le bonheur de la victoire en 2021"

À l’orée de sa douzième saison chez les professionnels, Romain Hardy, membre de l’équipe bretonne Arkéa Samsic, avec laquelle il est actuellement en stage, et licencié à l’US Vern Cyclisme, se confie sur sa saison 2020, ses futurs objectifs et son rapport au club.

Comment se passe la reprise de l’entraînement, tu es en stage avec l’équipe Arkéa-Samsic actuellement, c’est bien ça?

-Oui, exactement; actuellement on est en stage à Cannes avec l’équipe et tout se passe bien. C’est l’occasion de tous se retrouver et de rencontrer les nouveaux pour de belles sorties.

On peut-imaginer que le départ de Tour de France au mois de juin prochain en Bretagne, ta région d’adoption, doit-être une belle source de motivation?

-On est encore loin du Tour mais c’est vrai que le fait qu’il passe plusieurs jours en Bretagne nous donne envie, c’est motivant. On espère déjà que l’équipe soit sélectionnée et, si c’est le cas, je ferai mon maximum pour en faire partie.

On sort d’une année 2020 vraiment bizarre, comment as-tu vécu cette saison si particulière?

-C’était évidemment compliqué, mais le cyclisme n’a pas été le sport le plus à plaindre sur cette période: on a quand même eu une demie-saison qui nous a permis de courir malgré les restrictions sanitaires. C’est sûr que 2020 n’a pas été la plus belle de mes saisons mais il a fallu, de toute-façon, faire avec pour essayer de performer au mieux avec l’équipe.

Est-ce que tu peux quand même retenir un moment ou une course particulière qui t’a marqué cette saison?

-Sur le plan des résultats personnel, j’ai plutôt fait une belle fin de saison. J’ai réussi à performer au tour du Doubs, où j’arrive pour la deuxième place et où je termine finalement quatrième. J’ai aussi fait « neuf » du tour de Wallonie face à un concurrence très relevée. De toute façon tout le monde était en forme sur cette période, la saison n’ayant duré que deux mois et demi. Sur une saison classique, les pics de forme sont différents pour tous les coureurs, tout le monde n’est pas en forme au même moment. Ça n’était pas le cas cette année, donc faire un top dix au tour de Wallonie, pour moi, c’était très bien. J’ai aussi fait un top quinze au tour du Luxembourg, une autre course par étapes difficile. Globalement je suis satisfait de ma deuxième partie de saison. Il n’y a pas forcément un moment particulier qui m’a marqué mais ma participation aux Strade Bianche en Italie pour la reprise des courses au mois d’août reste un bon souvenir. J’étais vraiment content de faire cette course qui me faisait envie depuis plusieurs années.

La saison 2021 sera ta cinquième d’affilée au sein de l’équipe Arkéa-Samsic. Peut-on parler d’une certaine forme de stabilité que tu aurais trouvé dans cette équipe?

-C’est sûr que je m’y sens vraiment très bien, l’équipe me fait confiance. Sur les grosses courses, les courses « World-Tour », je suis souvent équipier pour mes leaders que sont Nacer (Bouhanni), Warren (Barguil) ou encore Nairo (Quintana), mais sur les courses un peu moins relevées, comme les manches de la coupe de France, l’équipe me fait souvent confiance. Je fais partie des coureurs protégés. J’ai vraiment trouvé mon équilibre entre le rôle d’équipier sur certaines courses, et celui de leader sur d’autres. Je suis vraiment content de mon rôle au sein de l’équipe Arkea-Samsic. J’entame ma douzième année pro donc j’ai l’expérience et le recul suffisant pour me satisfaire et profiter de cet équilibre.

Cela fait également plusieurs saisons que tu es licencié à l’US Vern Cyclisme, qu’est ce qui t’a fait choisir notre club et qu’est ce qui tu aimes dans celui-ci?

-J’ai choisi l’US Vern en tant que voisin, puisque j’habite dans la région rennaise, mais également car je connaissais et m’entendais bien avec Mickaël Guillard, l’actuel président. C’est un club assez dynamique qui garde un bon esprit familial, et c’est ce qui me convient parfaitement. C’est vrai que j’ai, malheureusement, assez rarement l’occasion de passer voir tout le monde sur Vern, surtout avec cette année assez compliquée. Mais je trouve super de pouvoir donner la chance aux jeunes de rouler avec un professionnel et, pourquoi pas, de créer des vocations!

Que peut-on te souhaiter pour la saison à venir?

-J’ai fait onze ans dans les rangs professionnels et j’ai déjà gagné à quatre reprises. J’espère évidemment connaître à nouveau le bonheur de la victoire en 2021, c’est ce qu’on espère tous en tant que sportif de haut-niveau. Ce que je cherche maintenant c’est surtout de m’épanouir et de me faire plaisir. Je ne mets plus de pression, j’arrive en fin de contrat l’hiver prochain et, quoi qu’il arrive, je serais fier de moi. J’aimerais bien faire encore au moins deux ou trois ans « chez les pros » mais le jour où je ne me ferai plus plaisir j’arrêterai. Je suis déjà fier de ce que j’ai accompli dans les rangs professionnels et je ne veux pas non plus faire la saison de trop.

                                                                                                                     propos recueillis par Malo Gourmelon

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